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Le chat à deux têtes

Inaugurée en juin 2012, la galerie d’art installée dans le petit château de Bargème jouxte un restaurant où il fait bon prendre sa pause déjeuner. Entre plaisir du jour et grands travaux.

Vieilles pierres, arrêt cuisine canaille à Bargème, juste après que Beynac, sur un domaine vert de 1,5 ha baptisé le petit château (en référence au grand, détruit sous la révolution). Voilà ce que propose Catherine, ancienne comptable, sa fille Roxanne organisatrice d’expo et son ami Philippe, à la bricole. En cuisine, ouverte sur la salle, ces Catherine, pleine d’humour, d’idées et d’envie de faire pour animer la ruralité. Aujourd’hui, à l’ardoise, saumon, lapin, petits pois carottent et mousse au chocolat. Le tout pour 15 € mais aussi faisselle aux confitures maisons (rhubarbe, cerise…), pâté de tête ou de campagne, bien en bouteille ou légumes du jardin.

« J’ai décidé de miser sur le frais et pour l’instant, je m’y tiens ! Je cherche surtout une licence quatre pour le bar. Certains clients prendraient bien un petit Ricard aux beaux jours et je ne peux malheureusement pas leur servir ». Les clients ? Principalement des travailleurs ou des habitués voisins qui viennent ici dans leur cantine.

La vaisselle colorée, les tables soigneusement dressées et le cadre subtilement historique, avec poutres apparentes, revues diverses, livres terroir et dictons placardés partout. « Tu veux savoir comment les gens parlent de toi quand tu n’es pas la ? Écoute simplement ce qu’ils disent des autres en leur absence ». Promis nous n’en pensons que du bien !

L’art et la manière

Le pari d’un commerce au château remonte à 2011. Installé ici depuis 11 ans, le couple a d’abord monté gîtes et chambres d’hôtes, avant de réhabiliter cette vieille bâtisse à l’abandon pour en faire une galerie Darien resto. « En 1963 s’était un dancing, dans un cadre agréable et champêtre avec jeu de quilles, pêche à la truite… J’y venais gamin avec mes parents. Quand j’ai eu l’opportunité d’acheter le domaine, je n’ai pas hésité, détaille Philippe, amateurs d’immobiliers. Il a fallu pourtant ne pas compter ses heures de travail pour remettre aux normes la maison (valeur brute : 180 000 €). « L’actuelle cuisine, c’étaient les tables des fameux de poneys. Dans ce bâtiment, on en a eu pour 130,100 40 000 € de matériaux ». Sans aides institutionnelles aucunes.

Et c’est pas fini ! Patiemment, Philippe et Catherine reconstituait le puzzle et à l’identique depuis 1465. « Il y a eu des seigneurs, un couvent puis un long, très long abandon ». Actuellement, c’est le parquet qui occupe toutes les attentions. Serres, jeune pousse, étant, ruchers, potager, ruisseau… Au sortir de l’hiver, on s’active tandis que le chat à deux têtes, issu d’une légende ardennaise, continue de monter ces expos mensuelles pour un euro symbolique. De quoi permettre au concept de perdurer, et d’amener un peu de culture (culinaire) là où l’on ne fait habituellement que passer.

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